Tu es là, à l'aube
Au milieu de la nuit,
alors que la mort nous fige,
tu allumes un feu.
Notre humanité assourdie
tressaille d'une présence.
Encore, tu souffles sur nous.
Et la braise se ranime.
Ils sont là,
ceux qui veillaient
Ils sont là,
ceux qui espéraient.
Et ceux qui sont tombés,
Tu ne les oublies pas.
Déjà l'écorce est percée
et l'aube naissante éveille
et réveille.
Le feu de ton esprit
allume nos vies ouvertes à toi.
Le flambeau est allumé.
Nous le portons maintenant.
Il n'est pas éteint,
le flambeau du maître,
le flambeau de la vie.
Ernest Winstein