Attendre, en larmes de joie....

Publié le par l'UPL

« monono aouaré* » est le nom japonais donné à ce sentiment diffus que chacun peut éprouver : « monono aouaré »  est la tristesse inhérente à la beauté des choses, ou encore à la beauté poignante des choses fragiles. Et ce trop plein de beauté peut submerger l’individu contemplatif d’un sentiment de tristesse…
Ce sentiment de tristesse devient le languissement.

Marie, représentée en bleu, Joseph, en brun, au milieu d’eux une éclatante lumière. Celle d’un tout petit être enveloppé dans un drap blanc,
Celle d’un tout petit être fragile impuissant à qui l’on fait porter la promesse…
S’il n’y avait pas de promesse, il n’y aurait qu’illusion.
L’illusion est un rêve lorsque la promesse est projection dans la réalité.
Un enfant va rentrer dans la réalité.

Sait-il ce qui l’attend ?
Qu’il est une lumière dans la nuit,
Qu’il est un cri dans le silence,
Qu’il est comme tout nourrisson, incapable de rien, totalement dépendant,
Et pourtant,
Sait-il qu’il peut compter sur nous,
Qu’il représente l’espoir ?

Sait-il que nous l’attendons ?
Monono aouré, et languissement…
Sait-il que nous l’attendons ?


NLM – 16 /12/ 2007

* Transcription phonétique

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Publié dans Textes courts :

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