Adaptation pour un "credo" :

Publié le par Ernest Winstein pour l'UPL


 
Jésus, l’homme, mon maître, mon frère...
 
Qui est-il ? Seigneur ? Quasi-divinité ? Je n'ai cessé de découvrir, au fil de mes questionnements sur l'évangile, de mes études de théologie, de mon travail pastoral, la profondeur et l’humanité de sa personne ! Malgré la difficulté à cerner le personnage dans sa réalité historique, Jésus est devenu “mon maître” à penser - faut-il dire “mon Seigneur” ?
 
L’homme
J'ai découvert un homme animé d'un extraordinaire courage - absolument éloigné du personnage mou, sans volonté, sans personnalité que décrit "La dernière tentation du Christ", le film qui a fait tant de bruit pour rien en son temps. Sa foi extraordinaire n’ajouta qu’à sa force de caractère et le contact sans détours qu’il eut avec ses contemporains m’a toujours  paru exemplaire.
 
Le maître
Jésus a su réunir autour de lui une équipe d'hommes dévoués - certes, il y avait parmi eux un futur traître, mais comment savoir ? - dévoués, mais non dépendants, ni dépourvus de caractère. Hommes, le maître les regardait et les prenait tels qu’ils étaient, avec leur personnalité, leur force, leurs faiblesses. Ce regard les considérait ; ils prirent de l’importance et leur vie davantage de consistance. Il était le maître respecté, aimé, parfois critiqué... Ni despote, qui demanderait une soumission aveugle ; ni gourou, exigeant de ses adeptes un dévouement maladif.
 
L’exemple
Jésus m’a aidé à me situer face à Dieu et, dans ce face à face, à prendre mes responsabilités.
Aujourd’hui, comme hier, il m’invite à croire davantage à la liberté offerte par Dieu qu'en des préceptes qui nous emprisonneraient. Lorsque ses proches nous rappellent son souci pour les pauvres - ce travail d'aide qu'on ne   connaît qu'au hasard des faits rapportés par les évangiles - comment pourrais-je ne pas me sentir encouragé à collaborer à la construction d’une société plus conviviale et d’une justice meilleure... Pour lui un nouveau royaume était possible !
 
Voilà que cet homme extraordinaire aura fini en situation d'échec... - mais les fruits de ce qu’il avait semé restaient acquis pour la postérité ! Son extraordinaire force de conviction, sa foi en la vie - en Dieu ! - deviennent pour moi, pour nous, exemplaires. Il nous invite à croire en ce que nous faisons. A croire, comme lui, au bonheur - sans rêver, à une justice supérieure – sans illusion. A secourir celui dont la place et la dignité se trouvent menacés.
Admiratif, je me sens invité à me faire serviteur de son dessein royal. Tant qu’un rayon de lumière m’indique que je ne me suis pas trompé de chemin.
 
Ernest Winstein
(d’après un texte écrit pour "L’Ami-Der Gottesfreund“ n° 269, mai 2001)
 
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Publié dans Textes courts :

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