autour du livre de Frédéric Hoffet, "Politique romaine et démission des protestants"
Table-ronde
autour du livre de Frédéric Hoffet, "Politique romaine et démission des protestants" (Paris, 1962)
organisée par l'Union Protestante Libérale le 17 janvier 2005 au Club de la Presse avec Jean-Louis HOFFET, fils de l’auteur, Jehan-Claude HUTCHEN, Philippe KAH, Manfred STRICKER
Frédéric Hoffet est issu d'une famille alsacienne, en même temps que tributaire d'une dynastie pastorale. De confession réformée (ERAL), Hoffet a fait un séjour d'un an aux Etats-Unis. Intéressé par la psychanalyse " Jungienne ", il est aussi sensible à ce qui est de l'ordre de l'expérience "mystique". Touchant l'écriture, il est ravi par le surréalisme, rencontre Breton, Claudel, Gide, mais aussi Albert Schweitzer. Vient la guerre. Il fait des études de droits après la mort de ses parents. Revient à Strasbourg en 1945 où il exercera le métier d'avocat.
Après avoir écrit deux romans, Frédéric Hoffet publie, en 1948, un premier essai chez Flammarion : "L'impéralisme protestant".Les thèses développées par Frédéric Hoffet :Thèse 1 : la religion détermine la vie des peuples et des nations.
Hoffet distingue entre une religion consciente (formalisée, extérieure ...) et une religion inconsciente (morale-éthique, façon d'être...).
Thèse 2 : Le protestantisme est une religion fondamentalement axée sur
le peuple de manière démocratique... en opposition au catholicisme qui met en œuvre un élitiste...
Exemple : parallélisme entre le taux d'illettrisme et l'apport du
protestantisme.
Thèse 3 : Le peuple protestant est plus fiable, plus honnête, son niveau
moral plus élevé, plus civique...
Thèse 4 : Les pays protestants sont plus riches, plus élevés économiquement parlant, connaissent une stabilité politique plus sérieuse et plus durable, sont axées sur le social.
" Si j'avais à choisir entre la possession et la recherche de la vérité, je choisirai la recherche."
F. Hoffet comprend le calvinisme comme une mystique de l'action.
Il publie en 1951 "Psychanalyse de l'Alsace" aux éditions Flammarion. Et, en 1962, "Politique romaine et démission du protestantisme" qui lui permet de constater que le protestantisme est en déclin.(Notes prises par Nathalie Mandart et Ernest Winstein)