Vacances :

Publié le par l'UPL



Heureux ceux qui savent faire le vide.
 
Il y a ceux qui partent. Et ceux qui ne partent pas.
Il y a ceux qui font le vide. Et ceux qui en rajoutent.
Il y a ceux qui n'éprouvent pas le besoin d'aller loin pour vraiment décrocher ou se refaire. Il y a ceux qui savent changer de rythme sans complètement changer de décors.
 
L'important sera que ces "vacances" procurent un peu de bonheur...
 
Un peu de bonheur. Oui, c'est bien aussi ce que nous attendons des vacances.
Pour définir le terme, on se réfère souvent à l'étymologie du mot vacances : elles sont l'occasion de faire le vide, selon la racine latine "vacuum".
La première des célèbres "béatitudes" (1) de Jésus chante, précisément, un manque : le manque d'"esprit".
Ces "pauvres en esprit" appelés au bonheur ne sont des simples d'esprit comme on l'a interprété pendant très longtemps, mais des "manquants d'esprit".
Ils sont vides de l'Esprit, mais ils l'appellent de leurs voeux. Ils ressentent, douloureusement sans doute, un manque de présence de Dieu. C'est précisément parce qu'ils ressentent un manque qu'ils sont en situation de recevoir cet esprit, de percevoir l'énergie divine. Parce qu'ils sont désireux de cette présence et de cette force divine, ils sont aussi sur la voie d'un certain bonheur.
 
Ainsi en est-il des vacances :
Heureux ceux qui souhaitant le changement, et le trouvent parfois dans la simplicité du vécu : un tissage d'amitié, négligée par le trop-plein du quotidien habituel. Ou une activité qui refait surface et que l'on avait trop longtemps rangée parmi les choses non urgentes. Ou bien encore... se tremper dans l'eau, quitte à ce que ce soit au milieu de la foule, si tel est le besoin profond...
 
Comme le bonheur qui a de multiples visages, les vacances, sous leur expression multiple, procurent des satisfactions qui nous régénèrent. Pourvu que nous soyons aussi un peu en manque...!
 
Ernest Winstein

Note : A travers les "béatitudes", le maître de Nazareth en appelle précisément à certaine forme de bonheur. Elles ouvrent, dans l'évangile selon Matthieu, la grande séquence d'enseignement appelée le sermon sur la montagne, les chapitres 5 à 7.
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Publié dans Editos

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