Wolfgang Musculus

Publié le par Ernest winstein pour l'UPL

Quand Wolfgang Musculus (1497-1563) prêchait à la cathédrale de Strasbourg

 

 (Cette contribution s’appuie sur l’exposé présenté sous le même titre au Foyer Lecocq le 24 octobre 2005 à Strasbourg, dans le cadre des rencontres organisées par l’Union Protestante Libérale. Nous présentons ici la 1ère partie de l’exposé)

 

 En tentant de synthétiser la vie de Musculus, je me suis compris comme un chercheur scientifique de l’espace qui se rend compte que, plus il avance, plus il trouve à découvrir. Ce que je vous propose est le fruit certain d’un travail qui m’a été très profitable, mais qui aurait pu vous être présenté par d’éminents spécialistes qui, eux-mêmes, n’ont pas fini de découvrir Musculus, mais  en savent beaucoup plus que moi. Je tenais simplement à répondre à une proposition de l’un des membres du comité de l’Union Protestante Libérale qui a bien voulu relire le texte d’un article que j’avais préparé au mois d’août (2005) pour le mensuel libéral « Evangile et Liberté », paru en ce mois d’octobre. Certes, je caressais depuis longtemps le projet de mieux connaître et de faire connaître Musculus - qui était aussi un de mes prédécesseurs à Dorlisheim… Deux collègues prédécesseurs sont restés sur le carreau pour leurs idées et leur foi (le premier, Prunulus et Jacques Fischer, guillotiné à Mutzig sous la révolution, soupçonné d’être royaliste). D’autres y sont décédés. Musculus en est revenu (à un moment très difficile de l’histoire). Moi aussi - j’en garde d’excellents souvenirs et des amitiés.

 

Les spécialistes de l'histoire de la Lorraine le connaissent bien. Et sont fiers de ce penseur humaniste du 16è siècle.

 

 

 

« Dans tous ses textes Wolfgang MUSCULUS témoigne d’un profond engagement dans les questions religieuses de son époque comme d’autres lorrains le feront après lui : le calviniste Johann FISCHART (XVI° siècle) ; les catholiques Johann Nikolaus WEISLINGER (XVIII° siècle) et Johann Jakob WEBER (XIX° siècle); on peut même rapprocher cela de l’engagement oecuménique d’un Roger BICHELBERGER (XX° siècle) » (Gérard Botz).

 

 Pourtant, Wolfgang Musculus, ou Meuslin, est, pour beaucoup de contemporains, un inconnu. Y compris à Strasbourg! Est-ce parce que ce témoin et acteur des premiers développements de la Réforme n'a pas fait là sa véritable "carrière" théologique ? Il avait pourtant, comme Martin Bucer, bénéficié de l'école humaniste de Sélestat. Par amitié sans doute, il devint l'assistant de ce réformateur strasbourgeois.

 

Strasbourg n'avait-elle pas su retenir celui qui saura défendre à Augsbourg, face à Charles Quint, les principes réformateurs ? Musculus, le fugitif, assoira son autorité à Berne où il devient, en 1549, titulaire d'une chaire d'exégèse. Puisse cet aperçu de la vie et de l'œuvre de Musculus rendre hommage non seulement à la personne de ce Strasbourgeois de… passage, mais encore à son œuvre et inciter à mieux la connaître.

 

Un poète anonyme du XVIè siècle en résuma ainsi la vie :

 

„Dieuze, berühmter Musculus, lieh dir die Gabe des Lebens.
Erst hat dein grosses Talent das edle Strassburg geschliffen;
Bekannt aber machte dich rasch das weithin glänzende Augsburg,
Worauf das mächtige Bern dir zu weltweitem Ruhme verhalf.
Zum Bürger jetzt des Olymps bestimmt dich der Herrscher von allem.“

 

Traduction proposée :

 

Célèbre Musculus, Dieuze te fit don de la vie.

 

La noble Strasbourg, d'abord, aiguisa tes talents ;

 

Mais c'est la rayonnante Augsbourg qui, sans tarder, te fit connaître,

 

Pour qu'enfin la puissante Berne te conduise à une gloire mondiale.

 

Le Seigneur du Tout t'établit maintenant citoyen de l'Olympe.

 

 

Plan de l’exposé

 

I. La vie de Wolfgang Musculus

 

Formé à Sélestat et à Strasbourg, le Strasbourgeois de passage est lorrain

 

1. Dieuze-Sélestat-Lixheim-Strasbourg (1497-1527)

 

2. Strasbourg (1527-30)

 

3. Augsbourg (1530-1548) 

 

4. Berne (1549-1563)

 

II. L’œuvre de Musculus

 

III. La théologie de Musculus

 

 Conclusion

 

 

 

Avant d’entrer en matière, notons que le texte de Gérard Botz sur son site internet nous a donné une trame fort utile pour la relation de la vie de Musculus. Quant articles publiés dans l’ouvrage collectif par Rudolf Dellsperger, Rudolf Freudenberger, Wolfgang Weber (éditeurs), Wolfgang Musculus (1497-1563) und die oberdeutsche Reformation, (Colloquia Augustana 6, Berlin, 1997), ils constituent les références incontournables pour qui veut approfondir la connaissance du réformateur.

 

I. La vie de Wolfgang Musculus

 

Formé à Sélestat et à Strasbourg, le Strasbourgeois de passage est lorrain.

1. Dieuze-Sélestat-Lixheim-Strasbourg (1497-1527)

 

Né le 8 septembre 1497 à Dieuze (Lorraine), Musculus, fils de tonnelier, bénéficie des faveurs de Guillaume de Rappoltsweier (Ribeauvillé) alors qu'à l'âge de 12 ans il entreprend des études. Est-ce de ce fait qu'il a pu rejoindre ensuite Colmar, puis l'école latine de Sélestat dont la tradition humaniste le préparera à accueillir les idées de la Réforme ? Il fait la connaissance des moines bénédictions de Lixheim - le village fait alors partie de la seigneurie de Lützelstein (La Petite-Pierre). Il y est accueilli comme novice.

 

 

 

 Note historique sur LIXHEIM (Cf. Quid Premium) : Primitivement, en 1106, prieuré bénédictin de l’abbaye Saint-Georges en Forêt-Noire, dans la Seigneurie de Fénétrange. Dévasté par les Armagnacs en 1349, pillé par les Paysans en 1525. Là vécu le réformateur Musculus. Suppression du prieuré en 1550. Fondation de la ville par l’électeur-palatin en 1608. Ville fortifiée. Acquise par le prince de Phalsbourg, Henri de Guise. Principauté d’Empire en 1629. Couvent des tiercelins en 1657. Acquisition par F.J. Grimaldi (dévasté par les Suédois en 1635).

 

 Ferdinand II (1619-1637), empereur du Saint-Empire Romain Germanique, érigea les villes de Phalsbourg et de Lixheim en principauté pour Henriette de Lorraine-Vaudémont, sœur de Charles IV duc de Lorraine (1624-1675), fille de François II de Lorraine-Vaudémont (+1632) à l'occasion de son mariage avec Louis, baron d'Ancerville, fils de Louis II, cardinal de Guise. La princesse, devenue veuve en 1630, monnaya entre 1630 et 1635.

 

 Note sur La Petite-Pierre : En 1460 mourait le comte Guillaume de Lutzelstein (réfugié en France). L'Electeur palatin Frédéric le Victorieux restaure le château et y place un bailli (Unterlandvogt). C'est le rhingrave Jean IV qui occupe cette charge en 1483 ; Philippe, le fils de Frédéric, en investit Henri II de Deux-Ponts-Bitche. En 1503, Philippe soutient son fils Robert le Vertueux contre l'empereur Maximilien 1er de Habsbourg. La lutte tourne mal. Philippe est destitué de ses charges d'Electeur et de Landvogt. Vers 1520, la noblesse du Palatinat, acquise à la Réforme, se révolte contre l'évêque de Trèves. A leur tête, François de Sickingen, châtelain de Hohenbourg échoue contre Trèves, et contre les alliés de l'évêque, dont Lutzelstein. En 1566, la maison Palatine partage ses domaines. Le comte palatin Georges de Veldentz reçoit le comté de la Petite Pierre ; il vient s'installer au château, avec sa femme, Anne-Marie, fille du roi Gustave-Adolphe Wasa de Suède. Il va créer une ville à l'emplacement d'Einartzhausen à laquelle il donnera son nom, la ville du palatin, Pfalzburg, devenue en français Phalsbourg.

 

Ordonné prêtre en 1512, alors qu'il est âgé de 15 ans, par l'évêque de Metz. Musculus travaille à la bibliothèque du couvent de Lixheim. Il étudie les auteurs anciens, entreprend la traduction des Métamorphoses d’Ovide (pour en arriver au sixième livre lorsque Claudius Catiuncula (Chansonnette), érudit messin,  demande à voir les manuscrits – il ne les rendra jamais à Meuslin (Cf. Sur son site, Gérard Botz note : « Il entreprend avec un zèle exceptionnel la traduction des métamorphoses d'OVIDE (A l'école de Sélestat depuis Krafft HOFFMAN et sans doute avec Johann SAPIDUS, son élève et successeur, on lisait assidûment OVIDE). Cet ouvrage sera traduit en en 1545 par l'alsacien Jörg WICKRAM. On pense que c’est aussi CATIUNCULA qui a mis Luther en contact des œuvres de Luther ».

 

Dès 1518 Musculus s'imprègne des écrits de Martin Luther dont nombre d'ouvrages sont publiés à Strasbourg. On pense que c’est CATIUNCULA qui les lui aura procurés. Il en défend les thèses auprès de ses frères moines.

 

 [Pour mémoire : Diète de Worms a lieu en 1521. A Strasbourg : dès 1519, 8 écrits sont réimprimés à Strasbg ; plus de20 en l’année suivante, le traité de la « Liberté chrétienne » est réimprimé 3 fois de 1520 à 1524, mais aussi à Colmar et Haguenau. « Mais l’imprimé n’atteignait que les élites. Les foules furent gagnées par la prédication » (Lienhard, Foi et vie des protestants d’Alsace, p. 15). Matthieu Zell répercute les idées de Luther des 1521-22 à la catéhdrale de Strasbg, Bucer à Wissembourg (1522-23), l’Augustin Prugner à Mulmhouse, Hans à Colmmar en 1524, Michaël Hilspach à Haguenau.]

 

De passage à Saverne en 1525 pour rejoindre Strasbourg au moment où le duc Antoine de Lorraine réprime dans le sang la révolte des paysans, il en réchappe de justesse. Revenu à Lixheim, son influence grandit, mais celui qui est était devenu le prieur quitte l'abbaye et va tenter de s'installer à Strasbourg en 1527 avec celle qui deviendra son épouse, Margareta Barth, la nièce de celui qui lui succède dans les fonctions de prieur.

 

 

 

2. Strasbourg (1527-30)

 

 La ville libre n'attend pas le moine en rupture de son Ordre. Le couple vit dans la précarité. Musculus commence un apprentissage de tisserand puis, travaille sur les chantiers de la ville. Est-ce Martin Bucer qui l'introduit auprès du Magistrat de la ville ?

 

Toujours est-il que Musculus se trouve chargé par les édiles strasbourgeois, sans doute sur proposition de Bucer, de la prédication de l'évangile à Dorlisheim qui dépend de la ville de Strasbourg. Il succède à Ulrich Graf, qui ne prêchait pas, semble-t-il dans un sens évangélique (Cf. Dorlisheim), et devient le 4è pasteur de Dorlisheim, le 1er ayant été Praeunlein Andreas ou Prunulus, 1524-25, qui fut pendu sur le lieu-dit « Galje-Platz », suivi de Klein Johann en 1525, et  Graf en 1526.

 

Musculus  y habite un court laps de temps (1527-29 ?). En 1529, le voilà revenu à Strasbourg pour être diacre à la cathédrale. Il en profitera pour travailler l'hébreu en compagnie de Capito et de Bucer et poursuivre ses études de théologie. Il publie un dictionnaire et une grammaire hébraïques.

 

 3. Augsbourg (1530-1548) 

 

Envoyé en Souabe en 1530, le voilà à Augsbourg, un an après que Charles Quint eût repoussé définitivement les textes confessionnels qui deviendront la "Confession d'Augsbourg"! Il est prédicateur de la cathédrale d'Augsbourg en 1537. Au cours des seize années qu'il passe à Augsbourg il devient un acteur de premier rang dans le devenir du processus de la réforme. Délégué d'Augsbourg, il participe à l'élaboration des accords de Wittenberg en 1536, en 1540 aux discussions de Worms, en 1541 aux débats aboutissant à l'"Intérim de Regensburg" destiné à appliquer les décisions du Concile de Trente.

 

 La Concorde de Wittenberg

 

 « La Réforme protestante fut territoriale… Nul en ce premiers tiers du XVIè siècle, ne savait comment gérer la diversité religieuse ». « Sur le plan politique, l’on craignait que la diversité n’affaiblit la Ligue de Smalkalde » (Cottret, p. 90).

 

La Concorde de Wittenberg (1536) est essentiellement un accord sur la compréhension de la sainte cène. Bucer est considéré comme l’artisan de cet accord puisqu’il admit devant Melanchton que le corps du Christ était reçu selon son essence et sa substance dans le pain. Bucer insistait pour dire que la communion requiert la foi, contrairement à Luther qui était prêt à admettre l’impie à la cène. La Concorde de Wittenberg marque le triomphe du luthéranisme doctrinal en Allemagne.

 

L’accord a des conséquences politiques : La ligue de Smalkalde est renforcée par la Marche de Brandebourg, le duché de Saxe. L’idée d’une réconciliation avec les catholiques romains n’est pas morte, mais les partisans de Luther posent leurs conditions.

 

 Les Suisses se récusent et s’est ainsi que prend corps cette autre « sensibilité, la tradition « réformée » » Cottret, p. 90.

 

Luther rédige durant l’hiver 1536-1537 une série de thèses doctrinales, les Articles de Smalkalde. La suite est moins glorieuse pour le protestantisme naissant. Charles Quint regagne du terrain. « La guerre ouverte se termine par l’écrasements des protestants à Mühlberg, le 24 avril 1547. Ferdinand d’Autriche et Maurice de Saxe, un transfuge du protestantisme, parviennent à faire prisonnier Frédéric de Saxe » (Cottret, p. 328, note 34). L’ouverture du Concile de Trente en 1545 auquel les protestants étaient censés s’associer avait déjà renforcé la position des catholiques.

 

En 1547, Charles Quint ouvre le Reichstag à Augsbourg, confisque la cathédrale, et met en place l'"Intérim". Musculus s'oppose ouvertement, mais l'Intérim est promulgué. Musculus quitte la ville le même jour du 15 mai 1548. Espérant trouver asile en Suisse, après des étapes à Lindau et à Constance, et un accueil passager à Zurich, il est obligé de repartir, la ville craignant de déplaire à l'empereur. Musculus trouve asile à Bâle chez son éditeur Herwagen, où il arrivera à faire venir aussi sa femme malade et ses enfants. Mais la ville est bientôt assiégée par les Espagnols. Musculus réussit à s'enfuir avec sa famille et s'installe provisoirement à Saint-Gall. Enfin, le ciel se dégage : le Conseil de la ville de Zurich l'invite! Musculus n'y restera que peu de temps, puisqu'il accepte la chaire d'exégèse à Berne en 1549.

 

[Notons : Le roi de France Henri II, qui combat vigoureusement les hérétiques à l’intérieur de son royaume, soutient les protestants de l’Empire. Maurice de saxe revenu combattre aux côtés des protestants, s’allie à la France, prend Augsbourg et bat Charles Quint à Innsbruck. Le traité de Passau garantit la reconnaissance des protestants, jusqu’à la nouvelle diète en 1555 à Augsbourg : la paix prend acte de l’existence de deux confessions  - elle consacre le pouvoir des princes – cujus regio, ejus religio - la religion de chaque état devait être celle du souverain. Les sujets qui ne voulaient pas se soumettre à la religion dominante obtenaient le droit de partir – jus emigrandi « C’était extrêmement libéral pour l’époque » (Cottret 99).]

 

 4. Berne (1549-1563)

 

Son abondante correspondance, entre autres avec Jean Calvin, et les plus grands Humanistes de son temps dont Erasme, atteint aussi Londres et Cracovie. Il suit l'évolution de la situation religieuse en Pologne, publie, en 1550, un texte sur la situation de la Hongrie dominée les Turcs („Vom vffgang deß || wort Gottes by den Christen in Vn= || gern / So den Türcken vnderworf= || fen sindt / Nüwe zyt= || tungen“), intervient en faveur des évangéliques persécutés d'Augsbourg - sa maison devient un lieu d'asile pour de nombreux fugitifs. L’enseignement de Musculus est relayé par ses publications – c’est au cours de cette période bernoise que paraissent les ouvrages majeurs du réformateur – nous en parlons plus en détails dans la 2è partie de cet exposé.

 

L’influence de Musculus est considérable, comme en témoignent les appels qui lui sont adressés à cette même époque. Mais Musculus ne quitera pas Berne. Il décline l'invitation de Canterbury en 1551, celle des villes libres de Strasbourg et Augsbourg, une proposition pour Heidelberg, d'autres pour Marbourg et Cassel….!

Wolfgang Musculus meurt à Berne le 30 août 1563.

 

 

 

Ernest Winstein, Strasbourg, 24 octobre 2005

 

 

 

Musculus. Eléments de bibliographie.

 

 

Bodenmann Reinhardt, (habilitation 200/2001 Bern, WM Autodidacte lorrain au siècle des Réformes (Dellsperger/Roussel), Wolfgang Musculus (1497-1563). Destin d’un autodidacte lorrain au siècle des Réformes, Genève, Droz, 2000 (Travaux d’Humanisme et Renaissance 343), 724 p.

 

Marc van Wijnkoop Lüthi (Dr., Institut für Historische Theologie, Berne), Reformator, Europäer, Flüchtling. Wolfgang Musculus – eine Entdeckung und eine Ausstellung in der Münsterkapelle Bern, Forschungsreportagen-Wettbewerb 1998 des Bernischen Hochschulvereins, Dezember 1998, Unipress, cahier 99. Présentation de l'exposition sur Wolgang Musculus, dans la chapelle de la cathédrale de Berne en 1997.

 

Rudolf Dellsperger, Rudolf Freudenberger, Wolfgang Weber (éditeurs), Wolfgang Musculus (1497-1563) und die oberdeutsche Reformation, Colloquia Augustana 6, Berlin, 1997

 

Hartmut Lohmann, Article "Musculus" in Biographisch-Bibliographisches Kirchenlexikon, Band VI (1993), colonnes 381-383

 

Paul Diesner, "Wolfgang Musculus, ein evangelischer Gottesgelehrter und Dichter aus dem Lothringer Land", in Die evangelische Kirche in Lothringen in Vergangenheit und Gegenwart, Metz, 1917, pp.20-31.

 

Gérard Botz, La vie et l'œuvre de Wolfgang Musculus, Site internet : http://membres.lycos.fr/g00ffrr5/lite/musculus/2wmvieoeuv.htm

 

Jean-François Gilmont: Jean Calvin et le livre imprimé. Genf (Droz) 1997 (Études de philologie et d'histoire (Cahiers d'Humanisme et Renaissance), 50).
Viele Bezüge zu Bullinger, Zwingli, Oekolampad, O. Myconius, S. Grynäus, B. Haller, W. Musculus, Bibliander, Vermigli, Gwalther, A. Blarer u. a. (siehe Register).

 

Andreas Marti: Gottesdienst und Kirchenlied bei Wolfgang Musculus. In: Dellsperger et al.: Musculus. 1997, 201-225.

 

[Rudolf Maurer]: Wolfgang Musculus - Reformator und Humanist. Eine Ausstellung im Berner Münster. In: NZZ, 8. Oktober 1997 (Nr. 233), 15.

 

Herman J. Selderhuis : Die Loci Communes des Wolfgang Musculus : Reformierte Dogmatik anno 1560. In: Neuser/Selderhuis: FS van 't Spijker. 1997, 171-190.

 

Herman J. Selderhuis: Die Loci Communes des Wolfgang Musculus. Reformierte Dogmatik anno 1560. In: Dellsperger et al.: Musculus. 1997, 311-330.

 

Peter Simmler: Peter Simler, 1486-1557. Vom Mönch, der eine Nonne heiratete. Wetzikon (Typoskript) 1996.

 

Marc van Wijnkoop Lüthi: Reformator, Europäer, Flüchtling. Wolfgang Musculus - eine Entdeckung und eine Ausstellung in der Münsterkapelle Bern. In: Der kleine Bund. Kulturbeilage zum "Bund". 1997, Nr. 219 (20. Sept.), 1-2.

 

Marc van Wijnkoop Lüthi: Wolfgang Musculus in Bern (1549-1563). In: Dellsperger et al.: Musculus. 1997, 281-298.

 

Marc van Wijnkoop Lüthi: Ein Ja und ein Nein. Musculus und seine Berufungen nach Bern (1549) und Augsburg (1552). In: Dellsperger/van Wijnkoop Lüthi: "... die wysheit Gottes uff den gassen." 1997, 259-289.

 

Johanna Will-Armstrong: Musculus' Auseinandersetzung mit der Begründung der Kirchenzucht als Beitrag zur reformierten Ekklesiologie im 16. Jahrhundert. In: Dellsperger et al.: Musculus. 1997, 331-347.

 

 



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Bonjour,<br /> En ce qui concerne Lixheim, je relève la correction de date suivante : "Dévasté par les Armagnacs en 1439" (et non 1349).<br /> Bien à vous<br /> Bernard Fey - 8 rue de Savoie - 67800 Bischheim
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