A la mémoire de Véronique Federmann, née Dutriez
Dans la stupeur et la douleur nous voyons disparaître Véronique, une femme engagée, courageuse, sensible. L'acte indicible ne fait que souligner la fragilité humaine, mais aussi l'irremplaçable beauté de la vie et l'unicité de l'individu. Notre peine rejoint celle de Georges Federmann, de ses enfants et proches. Et que l'instinct de vie triomphe encore de l'instinct de mort.
C'était le 30 septembre 2002 au Foyer Lecocq, dans le cadre des rencontres de l'Union Protestante Libérale. Véronique Dutriez nous parlait de la permanence d'accueil hebdomadaire des " sans papiers ", un collectif réunissant des avocats et des militants d'associations de défense des droits des étrangers qui travaille sur les dossiers, propose des solutions et intervient (souvent gracieusement) à titre de conseil ou d'accompagnement : " Des séances de travail ont été organisées sur le droit des étrangers dans les différents pays européens ou sur l'asile territorial. Un collectif de médecins libéraux accueille et " parraine " médicalement des " sans papiers " (exclus du système d'accès aux soin). "
Et, pour répondre à la question du " pourquoi " d'un tel engagement mené parallèlement au travail d'autres associations, elle précisera qu'il importe de " faire avec les gens et pas en leur nom ! " Une action solidaire, donc, afin que des hommes et des femmes puissent vivre, non dans la dépendance, mais en qualité de citoyens libres, capables de construire leur vie.
L'exception aura eu raison d'elle !
E.W.
Par Ernest Winstein / l'UPL
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